Dalila, fleur de bitume


Je dois avouer qu'à une certaine période de ma vie j'ai dépensé des fortunes dans la fréquentation des professionnelles. J'y souscris encore pas mal aujourd'hui. Une sorte d'attirance bizarre, alors que dans 90% des cas, ça se passe plutôt mal. Les filles, surtout si elles sont vraiment dans le biz, ne sont souvent pas suffisamment disponibles pour se donner vraiment et se contentent de quelques gémissements factices, chrono en main.

Il y a tout de même quelques exceptions.

 


L'enjeu, avec ce genre de filles, c'est d'arriver à les séduire. Quand on y arrive, on est forcément fier. Fier d'avoir su faire craquer et jouir une fille qui peut pourtant comparer quotidiennement vos performances avec celles d'une dizaine d'autres gugusses. ‘Challenging', comme ils disent.

Les vraies professionnelles, pignon sur rue et un studio à elles, au turbin depuis des années, sont blindées à mort. Pas de faille dans leur armure. A éviter, donc. Les débutantes ou occasionnelles sont en revanche plus disponibles ou fragiles. Ce sont des petites proies à la chair tendre. Mais parmi elles certaines sont également à fuir : celles qui ont peur des clients ou celles qui y sont contraintes. Elles sont aussi forcement très nulles, on les comprend.

Ce sont des filles autonomes financièrement, ce qui n'est pas négligeable. Mais gare à la tentation d'accepter une petite aide de leur part pour boucler vos fins de semaines ! Quand au bout de quelques mois vous la larguerez et qu'elle vous en voudra à mort, il vaudra mieux avoir évité de lui laisser la possibilité de vous envoyer croupir dans les geôles de la république. J'en connais un qui est en ce moment aux Baumetttes pour ça, et qui n'est pas prêt d'en sortir. Et, pour la même raison, ne jamais résider sous le même toit : il n'en faut pas plus à la ‘mondaine' pour vous embarquer.

Dalila est un cas particulier. Selon mes critères elle aurait du être un très mauvais coup. Elle travaille à Marseille où elle vit aujourd'hui, mais a déjà bossé un peu partout en France, même rue Saint-Denis pendant quelques années. C'est une fille surprenante. C'est une vraie pro, très bien conservée pour ses quarante et quelques balais. Elle a un genre de théorie du discount : elle casse les prix et se tape une bonne cinquantaine de mecs par soirée sur le boulevard du Prado, à 15 ou 30 Euros chacun, suivant la spécialité choisie. Infatigable.


Elle a commencé à 16 ans, tout juste débarquée du Maroc, à la demande de son mari, un vrai mac alsacien pure souche. Elle l'a rapidement viré, mais a continué le turbin, à son compte. Cinquante mecs par soir pendant 25 ans … ça fait presque 500 000 passes ! J'imagine que certains vont la reconnaître. Et après 500 000 enfilades, elle est pourtant toujours aussi fraîche, sympa et drôle. Faut une vraie intelligence pour arriver à bien vivre ça. Elle en a tiré une sorte de philosophie, de vision personnelle de la vie et de l'homme. Très intéressante, comme fille.




Je l'ai apprivoisée tout en douceur. Je lui ai envoyé des cartes postales de vacances, je l'ai appelée "ma princesse des milles et une nuits" … Et elle est tombée assez facilement, toute cuite toute rôtie. Ben votre serviteur a réussi à séduire et faire jouir une fille qui a déjà baisé plus de cinq cent mille fois !

Cinq cent mille fois trente euros, ça fait aussi des sous. Mais là, mystère. Que fait-elle de sa cagnotte ? Jamais pu comprendre. Elle a un train de vie très modeste, à part sa grosse Mercedes. Et elle se tape des ménages dans la journée pour avoir droit à la sécu. Ses enfants croient qu'elle est serveuse dans un bar de nuit.

On se voyait de temps en temps, dans la journée puisque le soir elle était prise par son boulot. Et elle baisait toujours avec enthousiasme malgré les cinquante mecs qu'elle s'était tapé la veille et les cinquante autres qu'elle allait devoir se taper le soir. J'aime bien cette fille, pourtant plus toute jeune. Très cochonne.

Elle voulait faire embaucher sa fille à la mairie d'Avignon, j'ai dit que je pourrais la pistonner. Elle a donc dû me la présenter, sa fille, Aicha. Quand j'ai vu Aicha, j'ai failli tomber raide : une vraie bombe atomique. 19 ans, très grande, très fine, des yeux de chatte … Ben j'ai pas pu résister. Aicha, elle, a pas mal résisté par contre. Mais j'ai quand même pu me l'embrocher quelques fois, quand on a rédigé son CV. Mais sans vraiment pouvoir me l'approprier vraiment : elle avait déjà son officiel, son promis, un petit couillon frimeur des quartiers avec sa gourmette en or et sa jolie voiture. Je pense pas que je l'attire vraiment : elle a fait ça juste pour décrocher le boulot à la mairie. Elle ne savait pas que je me tapais sa mère et elle ne pensait donc pas la trahir. Mais pas question de faire des photos.



 

Comme d'hab', tout a foiré, et toujours pour les mêmes raisons : Aicha, malgré son look de top model n'a pas obtenu la place à la mairie. Et comme je lui servais plus à rien elle m'a interdit l'accès à ses orifices. Puis, elle a fini par se confesser à sa jolie maman qui du coup m'a viré aussi, dans une séance psychodramatique mémorable qui nous a valu un petit entretien au commissariat du quartier.

Aujourd'hui, c'est la guerre froide : quand je passe sur le boulevard du Prado, j'évite la contre-allée. Si vous êtes dans le coin après minuit et si vous avez 30 Euros en trop … c'est à coup sûr le meilleur rapport qualité/prix du quartier.